Mis à jour le 4 mai 2026 · Temps de lecture : 10 min

La question de la mutuelle, c'est le genre de truc qu'on repousse jusqu'au jour où on reçoit une facture de 400 € chez le dentiste ou qu'on réalise que ses lunettes ne sont quasi pas remboursées. Quand on est étudiant, on a l'impression d'être invincible et on ne pense pas vraiment à la santé. Sauf que les frais médicaux, ça arrive — et sans mutuelle, la note peut piquer. Ce guide t'explique clairement ce que la Sécurité sociale rembourse (et ne rembourse pas), si tu as intérêt à prendre une mutuelle ou à rester sur celle de tes parents, et quelle offre choisir en 2026 si tu décides de sauter le pas. Pas de jargon, pas de blabla commercial — juste les infos utiles pour prendre la bonne décision.

La fin du régime étudiant de sécu : ce que ça change

Si tu as des amis ou des frères et soeurs plus âgés qui ont fait leurs études avant 2019, ils te parleront peut-être de la "sécu étudiante" — la LMDE, la SMERRA ou la MEP — qu'il fallait obligatoirement rejoindre et payer en s'inscrivant à la fac. Cette époque est révolue.

Depuis la rentrée 2019, le régime étudiant de sécurité sociale a été supprimé. Tous les étudiants sont désormais rattachés au régime général de la Sécurité sociale, exactement comme les salariés et les demandeurs d'emploi. Concrètement, ça veut dire :

  • Tu n'as plus besoin de t'affilier à une mutuelle étudiante pour être couvert par la Sécu. Tu es automatiquement rattaché au régime général quand tu t'inscris dans un établissement d'enseignement supérieur.
  • La cotisation annuelle obligatoire de ~215 € qui existait avant a été remplacée par la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus) de 103 € par an. Mais attention : la CVEC finance les services étudiants (sport, culture, santé), pas ta couverture santé. Ta couverture Sécu est gratuite.
  • Les anciennes mutuelles étudiantes (LMDE, SMERRA, etc.) existent toujours, mais uniquement en tant que complémentaires santé optionnelles. Elles ne gèrent plus le régime obligatoire — elles proposent simplement des mutuelles, au même titre que HEYME, Alan ou n'importe quel autre assureur.

En résumé : tu es couvert par la Sécu gratuitement et automatiquement. La question qui reste, c'est : as-tu besoin d'une complémentaire santé (mutuelle) en plus ? C'est ce qu'on va voir.

Mutuelle étudiante : est-ce vraiment utile ?

Pour répondre à cette question, il faut d'abord comprendre ce que rembourse — et surtout ce que ne rembourse pas — la Sécurité sociale toute seule.

Ce que la Sécu rembourse

La Sécurité sociale rembourse une partie de tes frais de santé selon des taux fixes :

  • Consultation chez le médecin généraliste (26,50 € en 2026) : remboursement à 70 %, soit environ 18,55 €. Reste à ta charge : 7,95 € + 1 € de participation forfaitaire.
  • Consultation chez un spécialiste (30 à 50 € selon la spécialité) : remboursement à 70 % de la base Sécu. Mais beaucoup de spécialistes pratiquent des dépassements d'honoraires qui ne sont pas du tout remboursés par la Sécu.
  • Médicaments : remboursement de 15 % à 65 % selon le type de médicament. Les médicaments à vignette blanche (les plus courants) sont remboursés à 65 %.
  • Hospitalisation : remboursement à 80 %. Le reste (20 %) plus le forfait journalier hospitalier (20 €/jour) sont à ta charge — et ça peut monter très vite.

Ce que la Sécu ne rembourse pas (ou presque pas)

C'est là que ça devient problématique :

  • Optique : la Sécu rembourse environ 4,50 € sur une paire de lunettes qui en coûte 200 à 500. Oui, tu as bien lu : 4,50 €. Le reste est à ta charge si tu n'as pas de mutuelle (ou est pris en charge par le panier 100 % Santé, mais avec un choix de montures très limité).
  • Dentaire : la Sécu rembourse 70 % d'une base de remboursement qui est bien inférieure aux tarifs réels. Résultat : pour une couronne dentaire facturée 500 €, la Sécu rembourse environ 75 €. Reste à ta charge : 425 €.
  • Dépassements d'honoraires : si tu consultes un spécialiste en secteur 2, la Sécu ne rembourse que sur la base du tarif conventionné. Les dépassements — souvent 20 à 100 € par consultation — restent intégralement à ta charge.
  • Séances de psy : le dispositif MonParcoursPsy prend en charge 12 séances par an chez un psychologue conventionné, mais en pratique les délais sont longs et beaucoup de psys ne sont pas conventionnés. En libéral, compte 50 à 80 € la séance, avec 0 € de remboursement Sécu.

Alors, est-ce que tu en as besoin ?

Soyons pragmatiques. Si tu es en bonne santé, que tu ne portes pas de lunettes, que tu n'as pas besoin de soins dentaires et que tu ne consultes un médecin qu'une ou deux fois par an pour un rhume, tu peux techniquement t'en passer. Le reste à charge sur une consultation généraliste (8-9 €) n'est pas dramatique. Mais si tu portes des lunettes, si tu as besoin de soins dentaires, si tu vois un psy régulièrement, ou si tu pratiques un sport qui augmente le risque de blessure — alors une mutuelle peut te faire économiser des centaines d'euros par an. Et surtout, une hospitalisation imprévue (accident, appendicite, fracture) peut coûter des milliers d'euros sans mutuelle. C'est le vrai risque.

Rester sur la mutuelle des parents ou prendre la sienne ?

Avant de foncer souscrire une mutuelle, vérifie d'abord si tu n'es pas déjà couvert. C'est souvent le cas, et ça peut t'éviter de payer pour rien.

Rattachement à la mutuelle familiale

Si tes parents ont une mutuelle (par leur employeur ou souscrite individuellement), tu peux généralement y rester en tant qu'ayant droit jusqu'à tes 25 ans — parfois même au-delà si tu es encore étudiant. Les conditions exactes dépendent du contrat de mutuelle de tes parents. Appelle leur mutuelle ou vérifie les conditions générales du contrat pour savoir si tu es encore couvert et jusqu'à quand.

Avantages de rester chez les parents

  • C'est gratuit pour toi — la cotisation est payée par tes parents (ou par leur employeur), tu bénéficies de la couverture sans rien débourser.
  • Le niveau de garantie est souvent bon — les mutuelles d'entreprise offrent généralement de meilleures garanties que les mutuelles étudiantes à petit prix (meilleurs remboursements en optique, dentaire, hospitalisation).
  • Pas de démarches — tu n'as rien à faire, tu es déjà couvert.

Inconvénients et limites

  • Fin de couverture à 25 ans — la plupart des contrats excluent les enfants à partir de 25 ans. Si tu as 24 ans et que tu es en dernière année de master, tu devras bientôt prendre ta propre mutuelle de toute façon.
  • Pas toujours adapté à ta situation — si tu vis dans une autre ville que tes parents, tu pourrais avoir besoin d'un réseau de soins différent. Et certains contrats familiaux imposent que l'ayant droit réside au même domicile.
  • Confidentialité — tes remboursements apparaissent sur le relevé de mutuelle de tes parents. Si tu consultes un psy, un gynécologue ou tout professionnel de santé pour lequel tu préfères la discrétion, c'est un point à considérer.

Notre recommandation

Si tu peux rester sur la mutuelle de tes parents et que le niveau de garantie te convient, reste. C'est la solution la plus économique et souvent la mieux couverte. Ne paie pas 10 €/mois pour une mutuelle étudiante basique alors que tu as accès gratuitement à une mutuelle d'entreprise avec de meilleures garanties. En revanche, si tu n'es plus couvert par tes parents (plus de 25 ans, parents sans mutuelle, ou contrat qui ne couvre pas les enfants majeurs), il est temps de prendre ta propre complémentaire santé.

Comparatif des mutuelles étudiantes 2026

Si tu as décidé de prendre ta propre mutuelle, voici les 5 offres les plus pertinentes pour les étudiants en 2026. On les a comparées sur les critères qui comptent vraiment : le prix, le niveau de remboursement, la qualité de l'appli et du service client, et la facilité d'utilisation au quotidien.

Mutuelle Prix Niveaux Points forts Points faibles Notre note Souscrire
HEYME Dès 9,90 €/mois 3 formules Populaire chez les étudiants, bonne appli, pack mutuelle+habitation possible Service client lent en septembre 4/5 Découvrir
LMDE Dès 8 €/mois 3 formules Historique étudiante, réseau partenaire dans les facs, prix très compétitif Interface un peu datée, remboursements moyens en optique 3.5/5 Découvrir
SMERRA Dès 7,50 €/mois 2 formules Spécialiste santé étudiante, prix le plus bas du marché, partenariats facs Rhône-Alpes Principalement implantée en Rhône-Alpes, réseau limité ailleurs 3.5/5 Découvrir
Goodassur Dès 12 €/mois 4 formules Bon remboursement optique et dentaire, souscription 100 % en ligne Pas d'appli mobile, marque moins connue 3.5/5 Découvrir
Alan Dès 15 €/mois 3 formules Meilleure UX/appli du marché, remboursement en 24h, tiers payant intégral, chat médecin inclus Plus cher que la concurrence étudiante 4.5/5 Découvrir

Note sur les prix : les tarifs indiqués correspondent à la formule de base de chaque mutuelle pour un étudiant de 18-25 ans. Le prix peut varier selon ton âge, ta ville et le niveau de garantie choisi. Les prix sont ceux de mai 2026 et peuvent évoluer.

Notre verdict

Budget serré : HEYME ou LMDE

Si tu cherches une mutuelle étudiante correcte sans te ruiner, HEYME (dès 9,90 €/mois) et LMDE (dès 8 €/mois) sont les choix les plus pertinents. HEYME a l'avantage d'une appli plus moderne et de la possibilité de coupler mutuelle et assurance habitation dans un même pack. LMDE est légèrement moins cher et bénéficie d'un réseau historique sur les campus, avec des permanences dans certaines universités. Dans les deux cas, tu obtiens une couverture correcte pour les consultations courantes et une prise en charge minimale en optique et dentaire. Ce n'est pas le top du remboursement, mais c'est suffisant pour un étudiant en bonne santé qui veut être couvert sans se ruiner. Si tu es en Rhône-Alpes, la SMERRA à 7,50 €/mois est aussi une option intéressante.

Tu veux le meilleur : Alan

Si tu as le budget (dès 15 €/mois) et que tu veux la meilleure expérience santé du marché, Alan est un cran au-dessus de tout le monde. L'appli est remarquable : claire, rapide, intuitive. Les remboursements arrivent en 24 heures sur ton compte (quand la plupart des mutuelles mettent 5 à 10 jours). Le tiers payant intégral fonctionne chez quasiment tous les professionnels de santé conventionnés — tu ne sors jamais ta carte bleue chez le médecin. Et cerise sur le gâteau, Alan inclut un chat médecin gratuit dans l'appli pour poser tes questions de santé sans prendre rendez-vous. C'est la mutuelle que tes parents auraient aimé avoir. Le prix est plus élevé, mais si tu consultes régulièrement ou si tu portes des lunettes, la différence de remboursement compense largement le surcoût mensuel.

Tes parents ont une bonne mutuelle : reste chez eux

On le redit : si tu peux rester sur la mutuelle familiale de tes parents et que tu as moins de 25 ans, c'est souvent la meilleure option. Tu bénéficies d'une couverture gratuite, souvent avec de meilleurs remboursements qu'une mutuelle étudiante à 10 €/mois. Vérifie simplement que tu es toujours éligible au rattachement et que les garanties couvrent tes besoins actuels.

Ce que ta mutuelle doit couvrir en priorité

Toutes les mutuelles ne se valent pas, et les postes de dépenses ne sont pas les mêmes quand on a 20 ans que quand on en a 50. Voici les garanties à vérifier en priorité quand tu es étudiant.

Hospitalisation

C'est le poste le plus risqué financièrement. Une hospitalisation de 5 jours sans mutuelle peut te coûter 1 000 à 3 000 € de reste à charge (20 % de la facture + forfait journalier de 20 €/jour + dépassements des chirurgiens). Même si tu es jeune et en bonne santé, un accident ou une appendicite, ça n'arrive pas qu'aux autres. Vérifie que ta mutuelle couvre au minimum 100 % de la base de remboursement Sécu + le forfait journalier hospitalier. Les bonnes mutuelles couvrent 150 à 200 % de la base Sécu, ce qui absorbe une partie des dépassements d'honoraires à l'hôpital.

Pharmacie

C'est le poste du quotidien. Antibiotiques, anti-inflammatoires, pilule contraceptive, traitement contre l'acné — les restes à charge en pharmacie s'accumulent vite si ta mutuelle ne complète pas bien les remboursements Sécu. Une bonne mutuelle étudiante prend en charge le ticket modérateur (la part non remboursée par la Sécu) sur les médicaments à vignette blanche et bleue. Au minimum, vérifie que le "100 % Sécu" est assuré sur les médicaments courants.

Optique

Si tu portes des lunettes ou des lentilles, c'est le poste où la mutuelle fait la plus grosse différence. Sans mutuelle, tu paies 95 % du prix de tes lunettes de ta poche (la Sécu rembourse une misère). Avec une bonne mutuelle, tu peux obtenir entre 100 et 200 € de remboursement pour un équipement complet. Attention : le renouvellement optique est limité à une fois tous les 2 ans (sauf changement de correction), donc le montant annuel de remboursement est un critère important. Depuis la réforme 100 % Santé, tu peux aussi obtenir des lunettes gratuites (reste à charge zéro) en choisissant dans le panier réglementé — mais le choix de montures est alors limité et pas toujours très esthétique.

Dentaire

Les soins dentaires courants (détartrage, carie, extraction) sont relativement bien remboursés par la combinaison Sécu + mutuelle basique. Là où ça se complique, c'est pour les prothèses (couronnes, bridges, implants) dont les tarifs sont souvent très supérieurs à la base de remboursement Sécu. Une couronne peut coûter 500 à 800 € avec un remboursement Sécu de 75 € seulement. Si tu sais que tu auras besoin de soins prothétiques, choisis une mutuelle avec un bon poste dentaire (remboursement à 200 % ou plus de la base Sécu). Là aussi, le panier 100 % Santé permet d'obtenir certaines couronnes et bridges sans reste à charge, mais uniquement sur les dents visibles et avec des matériaux spécifiques.

Consultations psy

La santé mentale des étudiants est un sujet majeur. Stress des examens, anxiété, dépression, troubles alimentaires — les raisons de consulter un psychologue ou un psychiatre ne manquent pas. Le dispositif MonParcoursPsy permet 12 séances remboursées par an chez un psychologue conventionné, mais les délais d'attente sont longs et le nombre de praticiens participants reste insuffisant. En libéral, une séance de psy coûte 50 à 80 € sans remboursement Sécu (sauf psychiatre). Les mutuelles les plus généreuses sur ce poste (Alan, Goodassur en formule haute) proposent un forfait annuel de 200 à 600 € pour les consultations psy, soit 4 à 10 séances prises en charge. Si tu consultes un psy ou envisages de le faire, c'est un critère de choix important.

FAQ — Mutuelle étudiante

La mutuelle étudiante est-elle obligatoire ?

Non, la mutuelle étudiante n'est pas obligatoire. Depuis la suppression du régime étudiant de sécurité sociale en 2019, tous les étudiants sont rattachés au régime général de la Sécurité sociale, qui prend en charge une partie de leurs frais de santé — gratuitement et automatiquement. La mutuelle (complémentaire santé) est une couverture supplémentaire facultative qui complète les remboursements de la Sécu. Tu es libre de ne pas en souscrire une. Mais sans mutuelle, tu devras payer de ta poche tous les restes à charge : la part non remboursée des consultations, les dépassements d'honoraires, l'essentiel de tes frais d'optique et de dentaire, et 20 % de toute hospitalisation. C'est un risque financier à peser sérieusement.

Combien rembourse la mutuelle pour des lunettes ?

Le remboursement des lunettes dépend de ta mutuelle et de ton niveau de garantie. La Sécurité sociale rembourse une somme dérisoire sur l'optique : environ 1,70 € sur les verres et 2,84 € sur la monture. Autant dire rien. Une bonne mutuelle étudiante rembourse généralement entre 100 € et 200 € par an pour un équipement optique complet (monture + verres). Les mutuelles avec les meilleurs remboursements optique dans notre comparatif sont Alan et Goodassur. A noter : depuis la réforme 100 % Santé, certains équipements optiques sont intégralement remboursés (reste à charge zéro) si tu choisis dans le panier réglementé. Le choix de montures est limité, mais tu peux obtenir des lunettes correctrices gratuites.

Peut-on résilier sa mutuelle étudiante à tout moment ?

Oui. Depuis décembre 2020, la loi sur la résiliation infra-annuelle s'applique aux complémentaires santé. Tu peux résilier ta mutuelle étudiante à tout moment après la première année de contrat, sans frais ni justificatif. La résiliation prend effet un mois après ta demande. Si tu changes de mutuelle, ton nouvel assureur peut même s'occuper des démarches de résiliation de l'ancienne à ta place — c'est le cas chez Alan et HEYME, par exemple. Pendant la première année, tu peux aussi résilier à la date anniversaire du contrat avec un préavis de 2 mois.

Qu'est-ce que la CSS (ex-CMU-C) et comment en bénéficier ?

La Complémentaire Santé Solidaire (CSS, anciennement CMU-C) est une mutuelle gratuite ou à moins de 1 €/jour accordée par l'Etat aux personnes à faibles revenus. En tant qu'étudiant, tu peux y avoir droit si tes ressources ne dépassent pas certains plafonds (environ 9 700 €/an pour une personne seule en 2026). Avec la CSS, tes frais de santé sont pris en charge à 100 % sans avance de frais : consultations, médicaments, lunettes, soins dentaires, hospitalisation. C'est la meilleure couverture santé que tu puisses avoir en tant qu'étudiant, et elle est gratuite. La demande se fait sur ameli.fr ou auprès de ta CPAM. Si tu penses être éligible, fais la demande avant de souscrire une mutuelle payante — ce serait dommage de payer 10 €/mois pour une couverture inférieure à ce que tu pourrais avoir gratuitement.

Le tiers payant fonctionne-t-il avec toutes les mutuelles étudiantes ?

La plupart des mutuelles étudiantes proposent le tiers payant, qui te permet de ne pas avancer les frais chez le médecin ou à la pharmacie. Avec le tiers payant intégral, tu ne paies rien sur place : la Sécurité sociale et ta mutuelle se remboursent directement entre elles. HEYME, Alan et LMDE proposent le tiers payant intégral chez les professionnels de santé conventionnés. Pour en bénéficier, il suffit de présenter ta carte Vitale et ta carte de tiers payant (physique ou dématérialisée dans l'appli de ta mutuelle). Alan se distingue avec un tiers payant qui fonctionne dans un réseau particulièrement large de professionnels. Attention : certains médecins en secteur 2 (honoraires libres) ne pratiquent pas le tiers payant — tu devras alors avancer les frais et attendre le remboursement.

L'orthodontie est-elle remboursée par la mutuelle étudiante ?

C'est un sujet compliqué. Les traitements orthodontiques sont partiellement pris en charge par la Sécurité sociale uniquement pour les patients de moins de 16 ans. Au-delà de cet âge — et c'est ton cas si tu es étudiant — la Sécu ne rembourse plus rien pour l'orthodontie. Seule ta mutuelle pourra t'aider, et les remboursements varient énormément : de 0 € à quelques centaines d'euros par semestre. Les mutuelles avec les meilleures prises en charge orthodontie adulte dans notre comparatif sont Alan (formule haut de gamme) et Goodassur. Mais soyons honnêtes : même avec une bonne mutuelle, le reste à charge pour un traitement orthodontique adulte (gouttières type Invisalign à 3 000-6 000 €, bagues à 2 000-4 000 €) reste souvent très important. Si l'orthodontie est ton besoin principal, compare très attentivement les plafonds de remboursement avant de souscrire.

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